Affichage des articles dont le libellé est corps-esprit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est corps-esprit. Afficher tous les articles

mardi 19 décembre 2017

Un lieu sauvage - le témoignage d’une guérison

Regard sur une guérison à la fois extraordinaire et exemplaire. Mon article dans le journal Néosanté à propos du livre de Gabriele Freytag:


« L’essentiel n’est indiqué sur aucune carte.
Il se dévoile par l’expérience, la confiance et la patience. »
Gabriele Freytag

Un lieu sauvage est le récit autobiographique de la psychothérapeute allemande Gabriele Freytag. En 1997, elle reçoit le diagnostic d’un cancer du col de l’utérus à un stade avancé (PAP5). Pour éviter le traumatisme d’une hystérectomie,  la mutilation de sa féminité et l’empoisonnement de son corps elle choisit, en accord avec son métier, un chemin loin de tous les protocoles conventionnels. Dans un premier temps, son courage et son espoir se basent sur l’expérience du professeur de yoga Adelheid Ohlig, guérie du même type de cancer en s’appuyant exclusivement sur les médecines douces et la psychothérapie. A la recherche des vraies causes de sa maladie, elle découvre son mal dans le rapport qu’elle a envers elle-même et sa façon de se positionner dans sa vie. Elle s’intéresse, entre autres, aux travaux de l’oncologue berlinois Walter Weber qui comme Ryke Geerd Hamer voit l’origine du cancer dans un conflit intérieur non résolu, vécu dans la solitude. Selon ce médecin, les cellules cancéreuses sont des cellules qui ont perdu leur capacité de communiquer avec leur entourage direct pour se retirer « dans leurs bulles » avant d’envahir l’ensemble. Elle s’inspire du travail de la psychologue Monika Wiedemann-Borne qui constate que les malades du cancer sont souvent des gens très affables et adaptés qui n’ont pas intégré leur côté indompté, l’enfant « mauvais » que nous avons tous en nous et qui va à l’encontre de ce que l’on attend de lui. Ce sont alors les cellules « malignes » qui lancent l’appel d’intégrer nos zones d’ombre et de nous montrer au monde tel que nous sommes.


Avec profondeur, légèreté et humour, Gabriele Freytag emmène le lecteur sur son parcours qui se construit successivement : les encouragements et les obstacles qu’elle rencontre, ses réflexions pour peser le pour et le contre, la prise de responsabilité pour sa santé, son intérêt pour les travaux de David Servan-Schreiber, Caryle Hirshberg, Candace Pert et Susan Sontag, ses confrontations aux gynécologues qui lui reprochent souvent violemment d’agir de façon folle et irresponsable, ses doutes et ses peurs avant de choisir un chemin qui est résolument le sien. Consciente du danger, elle part dans une expérience sans précédent : « Approcher le sauvage n’est pas sans risque. Nous devons quitter notre confort car le sauvage se trouve au-delà des sentiers battus. » (p. 228) Son choix se base sur le savoir ancestral que l’humain n’existe pas seulement dans sa dimension physique. Les liens entre le corps et l’esprit sont indissociables et forment un ensemble. Avant de se manifester dans le corps physique, notre mal-être et nos maladies apparaissent d’abord dans les couches subtiles et immatérielles qui font elles aussi partie intégrante de notre être. Gabriele Freytag part alors de l’idée qu’un problème, même s’il s’appelle cancer, doit être résoluble à l’endroit où il commence par se manifester : dans nos dimensions psychologiques et spirituelles.

mardi 17 février 2015

Médecins et patients : vers un partenariat plus équitable

Je viens de passer un examen de contrôle après un cancer du sein. Il fait partie de mon protocole. Le personnel soignant ne gaspille pas son énergie pour expliquer, orienter ou rassurer et les cinq minutes que je passe avec mon radiologue entre deux portes semblent déjà être un privilège. Je reste sur ma faim, pas vraiment rassurée et avec plus de questions et de doutes qu’avant…

C’est une situation qui doit se répéter des dizaines de milliers de fois par jour dans les hôpitaux français qui font pourtant partie des meilleurs du monde. Tout le monde fait de son mieux dans des contextes pas faciles, mais il semble que le fossé qui s’est creusé entre médecins et patients n’est pas prêt d'être comblé. D’un côté le savoir médical et les statistiques, de l’autre côté l’ignorance et l’impuissance du patient. Et pourtant : la médecine ne peut rien, absolument rien, si le patient n’est pas prêt à guérir. Tous ces scanners, échographies, mammographies, toutes ces interventions chirurgicales, tous ces médicaments ne servent à absolument rien si le patient n’est pas consentant et s’il n’a pas envie de s’en sortir.

Pourquoi miser si peu sur cette carte ? Pourquoi notre système se santé n’intègre-t-il pas plus le patient dans le processus de sa propre guérison ? On nous fait subir des protocoles généralisés après nous avoir répété que chaque personne est différente et qu’on ne sait pas comment chacun réagit aux traitements.  D’où vient cette certitude qui fait dire les médecins que la personne qui s’oppose aux traitements généralisés est irresponsable (voire folle) ? En ce qui concerne le cancer, la médecine allopathique ne sait toujours pas d’où il vient vraiment et comment le guérir ! Mauvaise hygiène de vie, antécédents familiaux, exposition à des facteurs de risque… mais personne ne peut être sûre de ne pas en être touché un jour malgré un mode de vie exemplaire. D’autres ne l’auront jamais malgré deux paquets de cigarettes par jour. On ne sait pas. Nous ne savons pas. Ne serait-il pas temps que nous nous réunissions, médecins et patients, chacun avec ses connaissances et ses compétences, pour trouver des solutions plus individualisées et surtout plus durables ?

vendredi 9 janvier 2015

Le pouvoir de l'imagination

Une histoire pour illustrer l'impact de la pensée sur le physique:

Dans une gare de marchandise, le soir, l’employé chargé de vérifier l’état des choses, entre dans un camion frigorifique. Par malheur, la porte se ferme et il reste coincé à l’intérieur. Il sait qu’il est le dernier et que personne ne va le découvrir avant le lendemain matin. Il sait qu’il est enfermé dans un frigo géant. Il sait qu’il va mourir. Le lendemain matin, ses collègues le découvrent, mort. Ils découvriront aussi que le camion frigorifique n’était pas branché. L’employé n’est donc pas mort de froid, mais de l’idée de mourir de froid !